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Amour au temps du digital

La génération boomerang : attention je rentre à la maison !

Alors que certains parents se croient libres de leurs obligations, l’enfant qui a quitté le nid, revient violemment à la maison comme Tanguy ! Si le nom du phénomène « génération boomerang » semble attractif, ce n’est malheureusement pas toujours facile à vivre. Le choc de la confrontation à la vie réelle : quand le rêve d’un avenir prometteur fait face à la difficulté de survivre seul dans la société actuelle…


QUI SE CACHE DERRIÈRE CETTE GÉNÉRATION BOOMERANG ?

Et non, ce ne sont pas les d’jeuns, mais bien les adultes souvent âgés entre 25 et 35 ans, qui se voient contraint de retourner vivre chez leurs parents après avoir vécu une première période d’autonomie… pas toujours réussie.


Pour mieux comprendre, voici une situation type :

« Maxime a 25 ans, il sort tout juste de ses études supérieures durant lesquelles il a pris son envol en emménageant dans un kot étudiant. Enthousiaste avec des résultats académiques brillants et un diplôme en poche, il n’aura pas du mal à trouver un job et pourtant… après de longs mois de recherche, c’est le flop ! Maxime doit se faire à l’idée que sans job, même temporaire, il ne peut subvenir à ses besoins et est donc contraint de retourner vivre chez papa/maman. Il misera tous ses espoirs pour trouver un emploi stable afin de louer/acheter un logement et de (re)commencer sa vie indépendamment de ses parents »

Maxime est donc la victime typique de cette « génération boomerang » qui coupe les ailes aux jeunes adultes qui essaient tant bien que mal de prendre leur envol dans la vie.


QUEL RAPPORT AVEC LES GÉNÉRATIONS X, Y, Z ?

Cette appellation de génération boomerang n’a pas de lien prédéfini avec le fait d’être targué de :

  • Génération X : nés entre 1965 et 1980

  • Génération Y : nés entre 1980 et 2000

  • Génération Z : nés après l’an 2000

S’il n’existe pas de lien de cause à effet direct entre ces deux types de générations (Boomerang vs X, Y, Z), les victimes de la génération boomerang sont la plupart du temps des membres de la Génération Y (entre 20 et 40 ans). Plus récemment, le phénomène a tendance à envahir la Génération Z puisque les plus âgés d’entre eux terminent tout juste leurs études supérieures et commencent à être confrontés au même problème.


UN TOURBILLON DE DÉFIS

C’est un fait, quitter la maison familiale pour poursuivre des études, chercher du travail et construire sa vie d’adulte n’est plus aussi simple qu’auparavant. Et on vous dit pourquoi !

Face aux nombreux changements de la société ces dernières années, de nombreux obstacles se sont glissés sur la route des adultes en devenir, les obligeant à repenser le chemin de vie qu’ils s’étaient imaginé.


Un marché du travail compétitif: c’est un peu le début de la fin pour ces jeunes adultes. Plutôt saturé dans certains métiers, il est de plus en plus compliqué de trouver un poste stable et agréable.


Économiquement, on perd son job aussi facilement qu’un objet sur un lance-pierre « BIM ! Stop Éject ». Ne cherchez pas à comprendre la raison, elle est souvent inexpliquée ou économiquement compliquée.


Une situation professionnelle compliquée c’est d’ailleurs LA cause numéro 1 des difficultés que rencontrent les jeunes avant de se contraindre à retourner chez leurs parents. Pas de travail, pas de salaire, c’est aussi simple que ça (à moins que tu ne préfères le «pas de bras, pas de chocolat», c’est trash, mais c’est comme ça !). Ajoute à cela, l’augmentation du coût des logements, autant à l’achat qu’à la location, et la suite, vous la connaissez : le contrat à durée indéterminée n’est pas finalement pas signé avec le boss d’une boite prestigieuse, mais bien avec papa-maman pour un retour au bercail qu’on ne pensait pas imminent !

Si c’est la moins cool, cette solution semble être la moins contraignante, puisque de toute façon, il n’y a pas d’autres choix ! C’est sûr que revenir en arrière tel un Boomerang demande de nombreux changements dont on se passerait bien. Avoir ses parents dans les pattes, rendre à nouveau des comptes (« on n’est pas dans un hôtel », « tu rentres et tu sors comme dans un moulin », « mon toit, mes règles», «ce n’est pas Versailles ici, » … ) et ça, c’est loin d’être évident.



Mais pas que pour la génération qui retourne à la maison ! Les parents aussi avaient retrouvé un semblant de liberté, une intimité presque inespérée depuis tant d’années, revivant alors une deuxième jeunesse…. Mais là aussi, le constat est rude : retour des corvées, du linge sale, du souper et du stress de ne pas savoir quand son enfant (même adulte) va rentrer !

C’est littéralement le boomerang qui revient en pleine tête…


COMMENT S’EN SORTIR ?

Mauvaise nouvelle, la solution miracle n’existe pas, ou du moins, pas encore. Tant que le marché de l’emploi sera aussi compétitif et que le coût des logements/prêts ne diminuera pas, il n’y aura pas de solutions magiques pour pallier ce phénomène. Il existe toutefois certaines aides gouvernementales qui permettent aux jeunes de devenir autonomes, d’accéder à des logements abordables, de bénéficier de conseils concernant leur vie professionnelle et financière … Mais il faut s’armer de patience et avoir envie de retrousser ses manches !


Cet effet « boomerang » serait-il en train de devenir le nouveau schéma traditionnel de vie ? En tout cas, certains médias se sont déjà emparés du phénomène à travers des films, comme « Tanguy, le retour » sorti en 2019, ou « Parents à perpétuité » en en 2021. Une diversité d’expériences qui pourraient bien en inspirer plus d’un…

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